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Sigéric : un évêque qui laisse des traces…

Le trajet de l’évêque Sigéric en 990 - Via Francigena

Divers témoignages historiques attestent les itinéraires variés qu'empruntèrent les pèlerins qui se dirigeaient vers le siège de la papauté. La plus ancienne référence à la Via Francigena figure sur un parchemin toscan datant de 876. Un autre témoignage est celui de l’évêque anglais Sigéric qui, à peine élu archevêque de Cantorbéry en 990, se rendit à Rome pour y recevoir le pallium, ornement sacerdotal symbole de sa charge, des mains du pape Jean XV. Il s’agit à ce jour du texte le plus ancien qui décrive avec précision le trajet d’un pèlerin sur la « Voie des Français ».

Toutefois, il serait abusif d’identifier la Via Francigena au seul itinéraire de Sigéric : l’évêque anglais n’est ni le premier pèlerin sur cette route vers Rome, ni celui qui aurait « inventé » une voie nouvelle que d’autres auraient empruntée par la suite. Ainsi, dans son Histoire des Lombards, écrite probablement entre 787 et 789, Paul Diacre, un érudit de l’abbaye italienne du Mont–Cassin, indique :

En ce temps–là, par l’inspiration de l’amour divin, un grand nombre de nobles et de gens du peuple, hommes et femmes, ducs et personnes privées de la nation des Angles avaient l’habitude de venir d’Angleterre jusqu’à Rome.

[Historia Langobardum Livre VI, Chap. 37, 1–3]

De plus, comme il a été indiqué plus haut, il n’y avait pas qu’une seule route, mais des directions principales et une infinité de variantes.

Franchissant les Alpes au col du Grand Saint–Bernard, le tracé de Sigéric coupe au plus court, au plus logique, privilégiant les plaines, traversant les fleuves au plus étroit et les montagnes au plus bas. Les foules de pèlerins francs puis français, partageant le même souci de rapidité, de commodité et de sûreté ont souvent effectué des choix similaires, traçant vers Rome un faisceau convergent que les Transalpins appelèrent la « voie des Français ». Un faisceau et non une voie unique, mais beaucoup aujourd’hui ne veulent voir dans la Via Francigena que le parcours singulier décrit par Sigéric dans le document où il consigne la liste de ses quatre–vingt–une étapes entre Cantorbéry et Rome.

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